Best of Haute Couture automne/hiver 2019/20 à Paris (avec interviews)

Retour sur quatre jours de défilés Haute Couture à Paris et sur les moments à retenir.Une Haute Couture toujours plus créative, innovante, qui célèbre le savoir-faire des ateliers, qui s’est clôturée par une collection Valentino éblouissante et émouvante, qui a mis en avant les 80 petites mains en blouses blanches venues saluer autour du créateur Pierpaolo Piccioli. La joie, il en a également été question chez Jean Paul Gaultier. Ses défilés sont toujours source de grande créativité. Cette saison le couturier qui a banni la peau animale de ses collections réinvente l’idée de la fourrure sans fourrure, autour d’un jeu d’illusions et de faux semblants, à grand renfort de plumes et travaillée comme des motifs animaliers…Clare Waight Keller chez Givenchy s’attache également depuis 2017 à donner une version contemporaine de la couture, tout en s’appuyant sur des bases traditionnelles. Jeux de volumes, explosions de plumes et mille feuilles de tulle, incarnés par des jeunes aristocrates révolutionnaires.Autre grand moment attendu, le premier défilé couture de Virginie Viard chez Chanel, sans Karl Lagerfeld. Elle tourne une page, à travers une bibliothèque monumentale érigée sous la verrière du Grand Palais et une collection qui dresse avec élégance un vestiaire d’une infinie délicatesse.A noter également, le premier opus de l’américain Daniel Roseberry pour Schiaparelli qui se met en scène en dessinant en direct, avec l’envie de transporter dans le futur l’héritage de ce label à l’esprit fantasque.Les 20 ans de création de Rabih Kayrouz, célébrés avec une explosion de joie et un mélange de cultures bienveillant.Les robes de Giambattista Valli, mises en valeur à travers une exposition intimiste pour apprécier de plus près le travail des ateliers.La parisienne sensuelle et couture d’Alexandre Vauthier, plébiscitée par sa première fan Céline Dion.Le défilé de Giorgio Armani : 85 passages et des silhouettes aux raffinements extrêmes constellées de sequins. Mais aussi le travail de Christophe Josse et de Stéphane Rolland, qui donne vie à des silhouettes romantiques et sculpturales.On termine par la collection Christian Dior signée par Maria Grazia Chiuri, qui a présenté dans les salons historiques du 30 avenue Montaigne (redécorés pour l’occasion par l’artiste Penny Slinger), une collection presque uniquement basée sur une seule couleur le noir. Un noir aux multiples facettes et prétexte à évoquer les parallèles entre architecture et couture. Un défilé ovationné mais aussi une créatrice italienne récompensée par la médaille de la Légion d’Honneur pour sa contribution à la mode et son implication dans la cause féministe.Musique libre de droit : Artlist -You by Sarah Angel (Constantly Evolving)

Copyright : Paris Modes Productions

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