Wattinne expose son homme au Pitti Uomo

Le fondateur de Wattinne peut s’estimer heureux. Il a reçu une réponse positive du Pitti Uomo dès sa première demande. « Je pensais être sur une liste d’attente, comme c’est souvent le cas, d’autant que la marque est récente. Or, nous avons eu la chance d'être sélectionnés. Je ne me mets pas la pression, mais j’espère rencontrer des acheteurs internationaux qui vont nous permettre de passer un nouveau cap », glisse Randry Glorieux-Wattinne, fondateur de la marque. La griffe française de mode masculine rejoint ainsi plus de 80 autres exposants français sur le salon florentin.

L'une des silhouettes sélectionnées pour le salon Pitti Uomo - DR

Fin 2016, la marque s’est fait connaître en installant ses portants dans une boutique de la rue du Poitou à Paris, l’une des principales artères mode du Haut Marais. Un choix presque décalé pour cette griffe masculine dont le style français voire parisien fait davantage penser à la rive gauche. « Certains clients évoquent cette particularité. Ils nous demandent aussi si nous sommes diffusés au Bon Marché, c'est flatteur, mais ce qui n’est pas le cas. Ceci dit, nous ne sommes pas si décalés, notre collection est un bon complément à ce qui se fait dans le quartier en mode masculine », note le fondateur de la marque. Ce dernier évoque par ailleurs le wabi-sabi, une « philosophie esthétique » japonaise qui valorise le beau à travers l’imperfection et l’impermanence, pour qualifier l’atmosphère de sa boutique.

La « chemise-polo », alternative à la chemise, trop formelle, et au tee-shirt, trop sportswear. - DR

La collection se réclame d’un « luxe accessible » au service d’un quotidien élégant sans être formel. Un casual chic pouvant s’accorder aussi bien à des impératifs professionnels qu’à des week-ends sans contraintes. Randry Glorieux-Wattinne n’utilise que des matières naturelles sourcées dans les trois bastions de la tradition masculine : l’Italie, le Royaume-Uni et la France. La fabrication, elle, reste 100 % française. La marque présente ainsi des « chemises-polos » au corps en mailles (jersey, coton piqué) et détails en chaîne et trame, en ton sur ton, des pantalons en lin et leurs empiècements autour et en fond de poches en coton (et inversement), des « pulls-sweats » en coton et trois pièces à manches toutes doublées de soie : un blouson en coton, un bomber en lin et un trench en coton. Si l’on ajoute à cela une histoire familiale ponctuée de figures ancrées dans l’industrie textile française, on obtient un début de saga qui a tout pour séduire des acheteurs en quête de nouvelles marques avec une valeur ajoutée.

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