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24 sept. 2020
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Vìen fait entendre sa voix à Milan

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24 sept. 2020

"Everything will be ok in the end, if it's not ok it's not the end” (au final tout ira bien, si ce n’est pas ok, alors ce n’est pas la fin). Cette phrase, attribuée à John Lennon, s’imprime en noir sur un tee-shirt blanc enfilé sur un pantalon et des souliers à lacets plats également blancs. Autant le slogan que la silhouette résument assez bien la collection post-rock de Vìen, qui a défilé jeudi à Milan, sur une bande-son intense au rythme hypnotique des groupes de rock alternatif d’avant-garde The Brian Jonestown Massacre, Mazzy Star et Sonic Youth.
 

Le perfecto est revisité en version textile - Vìen


Fondée en 2017 par Vincenzo Palazzo avec la modéliste Elena Nitti, son bras droit, la marque de prêt-à-porter féminin à l’attitude punchy et franche fait parler d’elle depuis quelques saisons, attirant notamment les acheteurs asiatiques. Sa collection printemps-été 2021 reprend plus que jamais les codes du label, mélangeant street culture et couture, tout en puisant dans la garde-robe masculine pour habiller des femmes de caractère. 
 
Ce travail est aussi le fruit du confinement. "Pour la première fois depuis vingt ans, je suis resté trois mois d’affilée dans ma ville natale de Putignano, dans les Pouilles. J’ai redécouvert dans un carton oublié toute une série de CD italiens grunge et post-rock des années 1990, qui ont servi de point de départ à cette collection", nous explique en backstage le créateur de 34 ans, qui affiche un vrai goût pour le détail et les constructions.

Ce dernier a longtemps été actif dans l’univers musical avant de s’orienter dans la mode sur les traces de sa grand-mère couturière. Musicien, créateur d’événements musicaux, il a fini par transformer le club, qu’il avait fondé à Putignano, en un atelier. Aujourd’hui transféré à Milan, c’est dans les Pouilles, qu’il a maintenu sa production.
 
Le perfecto, le trench, le blazer ou encore le blouson Teddy, emblèmes de cet esprit Britpop, sont repris et réinterprétés dans cette collection, qui oscille entre noir et blanc. Du pardessus classique, il ne reste que le haut, façon boléro. Les petits blousons aussi sont raccourcis et bouillonnés. L’imperméable noir est agrandi et froncé sur le devant prenant l’allure d’une redingote ou entièrement zippé.
 
Les grandes vestes masculines sont cintrées à la taille par une mini-ceinture où s’accroche le sac-à-main. Les jambes d’un pantalon noir sont fendues dans leur partie haute laissant voir cuisses et fesses. Quant au perfecto, il est proposé dans un coton gris, porté ton sur ton sur une jupe-kilt.
 
Une série de vêtements hyper féminins complètent ce vestiaire radical, en fusionnant parfois les deux styles dans une même silhouette, avec des mini-robes, des chemisiers en gaze transparente, ainsi que des coiffes et mises sculpturales ou des jupes boules construites à partir de fleurs en tissu, réalisées chacune à la main avec sept strates différentes. Ces chutes de tissu sont utilisées aussi pour confectionner des mini-robes patchwork.
 
A signaler la collaboration nouée avec la marque de chaussures italienne Marsèll, connue pour son travail artisanal sur le cuir. Pour cette collection de Vìen, le chausseur a développé, au-delà des souliers plats à lacets, des sandales à haute plateforme et des bottes lacées façon gladiateur.

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