Sinéquanone, liquidée, dispose encore d'une chance de rebond

Un nouvel acteur du prêt-à-porter féminin n’est pas parvenu à opérer sa relance. Le 4 septembre dernier, la marque-enseigne Sinéquanone a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris. En difficulté depuis plusieurs années, après un premier dépôt de bilan en 2014 puis un passage par la case redressement judiciaire en 2016, elle faisait l’objet depuis 2017 d’un plan de redressement qui n’a donc pas porté ses fruits.


Collection automne-hiver 2019/20 - Sinéquanone

Situation peu fréquente, l’entreprise parisienne dont le fonds IFE est actionnaire majoritaire fait l’objet d’une poursuite d’activité jusqu’au 19 octobre, dans l’optique d’identifier un ultime projet de reprise globale. Sinon, les actifs seront cédés au cas par cas. Les offres sont à déposer jusqu’au 27 septembre prochain auprès de l'administrateur. Sinéquanone opère à ce jour quatorze boutiques dans l’Hexagone, et dispose d’une quinzaine de corners en grands magasins (Printemps et Galeries Lafayette).

Née en 1973, la société qui emploie 80 personnes en CDI avait généré 15,3 millions de chiffre d’affaires en 2018, soit une chute de 29,6 % par rapport à 2017. Surtout, ses pertes se sont considérablement aggravées sur la période, passant de 848 000 euros à 6,78 millions d’euros l’an dernier. Une cure d’amaigrissement a été progressivement menée puisqu’elle revendiquait 40 millions d’euros de ventes en 2015 et annonçait à l’époque un réseau d’une trentaine de succursales et d’une vingtaine de franchisés.

Les difficultés rencontrées sont notamment la conséquence d’une fragilisation suite à un LBO opéré en 2007 dont les engagements de remboursements de la dette n'ont pu être tenus, et du recul de la consommation de mode face auquel la marque n’a pas su se repositionner. En 2016, Paul-Henri Cécillon, spécialiste du retournement d’entreprise par le bais de son cabinet Phinancia, s'était vu confiée sa présidence. 

L’an dernier, la marque-enseigne avait recruté une nouvelle pilote pour mener la transformation, nommant Nora Meyer à la direction générale, tandis que Paul-Henri Cécillon prenait du recul sur l’opérationnel et s’occupait d’autres dossiers (dont récemment New Look et Brandalley).

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