Pullin a quitté la crise d’adolescence pour s’installer dans l’âge adulte


Pullin a terminé sa crise d’adolescence et commence à se sentir l’aise dans l’âge adulte. Fini le temps où les boxers de la marque affichaient des imprimés rutilants, parfois à la limite de ce qu’on appelle le bon goût. Face au succès, Pullin était allé sur tous les fronts pour séduire une clientèle grandissante. « Nous avions recruté de nouveaux salariés mais aussi mis en place de nouveaux postes : directeur artistique, directeur général … Jusqu’à ce que nous réalisions que nous nous étions un peu perdus dans l’euphorie de cette crise de croissance. Nous sommes donc restés discrets dans notre communication entre 2010 et 2013, le temps de nous restructurer. » explique Emmanuel Lohéac, PDG et fondateur de Pullin.


Emmanuel Lohéac, fondateur et dirigeant de Pullin - DR

En 2013, Emmanuel Lohéac a fait entrer un associé et non des moindres : Jacques Veyrat, de la holding Impala (actionnaire depuis de Lejaby). « Au final, il nous aura fallu trois ans pour nous restructurer tant au niveau de la distribution que des collections », précise Emmanuel Lohéac. L’année dernière, il a préféré arrêter la collection pour enfant afin se concentrer sur les lignes pour adulte.

Lors de son dernier exercice, la marque a réalisé un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros, en progression de 14 % sur un an. Les sous-vêtements représentent 40 % des ventes et les jeans 37 %. Si les premiers produits féminins ont vu le jour il y a une dizaine d'années, les femmes restent encore très minoritaires dans les ventes avec une part de 10 %, contre 90 % pour les hommes.


Les boxers représentent encore 40 % des ventes de la marque - DR

La griffe est diffusée dans 400 multimarques en France et 1 200 revendeurs à travers le monde, l'export représentant 12 % des ventes. La filiale aux États-Unis réalise à elle seule un million de dollars (plus de 800 000 euros) de chiffre d’affaires en Amérique du Nord. Par ailleurs, Pullin dispose d’un parc de 15 magasins à l’enseigne : un à Paris (en plus d’un corner aux Galeries Lafayette), ainsi que des boutiques à Lille, Montpellier ou encore Grenoble, même si elle préfère aujourd'hui se concentrer sur les villes balnéaires.

L’e-shop assure également de très bonnes ventes, soit 15 % du chiffre d’affaires global. À l’international, elle compte également un magasin franchisé, à Hawaï, dont les ventes atteignent près d’un million d’euros notamment grâce à une clientèle à 80 % originaire du Japon. La marque possède une plateforme logistique en Amérique du Nord. Elle va prochainement en ouvrir une nouvelle au Japon, l’un de ses marchés prioritaires à l’export.

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