Nïuku fait son entrée au calendrier officiel

C’est dans un parking parisien de la rue de la Paix que le dernier défilé de la marque Nïuku avait lieu en juillet dernier. Une adresse insolite, louée par les fondateurs – Kadjahdjah et Lenny Guerrier – et qui, sous le nom du Labo, servira dans quelques mois d’espace pour leur première boutique. Un endroit hybride, à la fois laboratoire, lieu d’exposition, de performances et showroom, utilisé aussi l’année dernière pour la griffe de la créatrice Wanda Nylon. Pour l'automne-hiver 2018/19, Nïuku intègre cette fois-ci le calendrier officiel avec un défilé programmé le jeudi 18 janvier prochain à 20h, dans le cadre de la Semaine de la mode masculine à Paris.


Nïuku s'inspire de pièces d'archives pour créer ses collections.DR

Lancé en 2013, le label Nïuku fait écho au prénom de la créatrice, Kadjahdjah, « la traduction en mauritanien de la dualité entre discrétion et générosité ». Formée au Studio Berçot puis au bureau de presse de Catherine Miran, la jeune femme rencontre Lenny Guerrier en 2011 et devient son assistante.

D’abord directeur artistique du Nogoodstore, ex-galerie décalée de la rue des Martyrs, le garçon se fait remarquer en 2012 avec l’ouverture du multimarque Coïncidence, un magasin sur deux étages, aujourd’hui fermé, et où sont distribuées à l’époque des griffes comme Rick Owens, Laurence Airline ou D-Efect et quelques pièces d’archives et vintage.

En duo, ils lancent leurs premières pièces unisexes inspirées par Martin Margiela, Jil Sander et Helmut Lang, s’intéressent à l’upcycling et créent leur marque Nïuku en collaboration notamment avec Riad, et son label Bass Couture, qui sélectionne ses matières à partir de stocks vintage. Leur ligne se construit, un vestiaire mixant les genres, redonnant vie à quelques pièces d’archives, en ajoutant de nouvelles, pour des silhouettes urbaines uniques.

Repérée par les acheteurs japonais, la griffe Nïuku distribue ses premiers vêtements au Japon, son showroom Diptrics (qui s’est entre autres occupé de Pigalle et AMI) invitant la marque chez Beams, dans le grand magasin Hankyu à Osaka ou encore chez Tomorrowland et Isetan en 2018. « Les premiers développements se sont concentrés sur l’Asie, explique Kadjahdjah, une façon de tester la marque sur un marché très sélectif, et une première étape pour venir ensuite s’essayer à Paris ».

Positionnée sur le segment du luxe abordable, la marque Nïuku, qui produit ses vêtements en France et en Italie, n’a pas encore lancé d’e-shop, « l’idée est d’être complètement fier de notre produit, de maîtriser les choses pendant deux ou trois ans ; nous ne fonctionnons pas avec la mass-fashion et essayons de prendre notre temps ».
 
 

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