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13 oct. 2021
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LVMH: mode et maroquinerie dépassent les attentes au 3ème trimestre grâce à la Chine et aux États-Unis

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13 oct. 2021

LVMH poursuit sur sa lancée, rassurant le marché notamment grâce aux excellents résultats de son activité mode et maroquinerie. Même si le troisième trimestre est marqué par un ralentissement, cette division demeure la locomotive du groupe avec un chiffre d’affaires de 7,45 milliards d'euros. Elle affiche une croissance organique de 24% par rapport à la même période l’an dernier, alors que les analystes tablaient sur une progression de 20%.


Le défilé Dior Haute Couture automne-hiver 2021-22 - LVMH


Si l’on compare avec le troisième trimestre 2019, soit avant que n’éclate la crise liée au Covid-19, la progression est de 38%, alors qu’elle était de 40% au deuxième trimestre, toujours par rapport à 2019. Au 30 septembre, le pôle mode et maroquinerie affiche une croissance organique de 57% sur 2020 à 21,31 milliards d’euros (+40% pour la totalité du groupe) et de 38% par rapport aux neuf premiers mois de 2019 (+11% pour l’ensemble de LVMH), illustrant l'excellente tenue de ce secteur de la mode.

Emmenée par ses deux poids lourds Dior, avec notamment les défilées en présentiel de Maria Grazia Chiuri à Athènes et Paris, et Louis Vuitton, qui célébrait cette année le bicentenaire de son fondateur, mais aussi par les bonnes performances de Fendi avec les premières collections bien accueillies de Kim Jones, Celine, Loewe et Marc Jacobs, la division atteste de la solidité du groupe et est parvenue à surmonter les obstacles rencontrés sur ses divers marchés ces derniers mois.

A commencer par la Chine, dont les ventes ont été troublées par une résurgence du virus, obligeant les maisons du groupe à fermer leurs magasins dans ce pays surtout au mois d’août, ainsi que par le programme économique lancé par Pékin en faveur d’une "prospérité commune", visant à réduire l’écart croissant de richesse entre les citoyens.

Les ventes de LVMH "ont été sous pression en août", a reconnu le directeur financier de LVMH, Jean-Jacques Guiony au cours d’une téléconférence avec les analystes, mais cela n’a pas eu un impact significatif sur les résultats trimestriels de la division. Il n’a pas voulu se prononcer sur les décisions politiques du gouvernement chinois. "La seule chose que je puisse dire, c'est que lorsque nous examinons la question, nous n’avons aucune raison de croire que cela pourrait être défavorable à la classe moyenne supérieure, la classe aisée, qui constitue la majorité de notre clientèle. Nous ne sommes pas particulièrement inquiets de ces récentes annonces", a-t-il commenté.  

L’Asie hors Japon, donc essentiellement la Chine, représente 36% des ventes totales de LVMH au 30 septembre 2021, contre 31% en 2019. La région a par ailleurs marqué la plus forte croissance organique du groupe sur le trimestre : +26% par rapport à la même période en 2019, contre +22% pour les États-Unis, -6% pour Japon et Europe.

La hausse sur la région avait été de 34% au deuxième trimestre. Cette moindre dynamique trois mois plus tard s’explique par les fermetures liées aux mesures sanitaires prises en Chine en août. Le directeur financier a noté néanmoins sur le troisième trimestre, qu'un léger retour des acheteurs Chinois à l’étranger se faisait sentir, non pas en Europe, mais dans les autres pays d’Asie.

Les États-Unis poursuivent eux aussi une croissance à deux chiffres, de 22% donc par rapport au troisième trimestre 2019, alors que la progression des ventes du groupe dans cette région avait été de 31% au deuxième trimestre 2021 par rapport à 2019. L’apport de Tiffany & Co., intégrée au groupe depuis cette année, a été déterminant sur ce marché, où les résultats trimestriels ont été "remarquables", selon le directeur financier. "Il y a une croissance très solide de l’activité mode et maroquinerie, qui est en ligne avec le premier semestre, ce qui est le plus important".

Jean-Jacques Guiony a mis en avant la forte la croissance aux Etats-Unis,"en moyenne plus rapide que dans les autres zones géographiques, en laissant la Chine de côté". Pour lui, la majeure pénétration du luxe sur ce marché s'explique par la capacité des maisons (appartenant ou non à LVMH) à développer des franchises de distribution exclusives, ce qui n'était pas le cas il y a 25 ans. Parallèlement, les consommateurs américains "comprennent mieux aujourd'hui, par rapport au passé, ce qu'ils peuvent attendre du luxe, ne tenant plus compte face à genre d'achat de leur passion pour les rabais".

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