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Les salons Première Vision et Who’s Next font front commun pour la rentrée

Publié le
6 juil. 2020
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A situation exceptionnelle, approche inédite. Frédéric Maus et Gilles Lasbordes, patrons respectifs des salons Who’s Next (4-7 septembre à la porte de Versailles) et Première Vision (15-17 septembre à Villepinte), ont décidé de réaliser une prise de parole commune. Avec un message clair : leurs salons auront bien lieu en septembre.


Gilles Lasbordes, directeur général de Première Vision et Frédéric Maus, directeur général de WSN Developpement (Who's Next) - DR


Il faut dire que ces dernières semaines, hormis Interfilière et Riviera qui ont confirmé leur tenue avec Who’s Next, nombre d’événements en France comme à l’international ont jeté l’éponge. "Un salon qui annule ce n’est jamais une bonne nouvelle, relève Frédéric Maus. Cela fait huit mois que les acteurs du secteur ne se sont pas rencontrés et certaines marques, qui étaient présentes sur d'autres salons, veulent pouvoir montrer leurs collections. Pour beaucoup de professionnels, la période de confinement a pu être une période de remise en question. On va avoir des gens qui vont vouloir changer une partie de leur offre, apporter des nouveautés beauté, bijoux, accessoires, prêt-à-porter… Et il n’y a pas de meilleur lieu que les salons pour faire des découvertes."

Les deux salons expliquent vouloir ainsi afficher leur solidarité avec le secteur. Pour les deux dirigeants, ces rendez-vous maintenus sont aussi un appel du pied pour accélérer le redémarrage du secteur textile et mode.

"Ce sera une édition atypique, avec forcément moins d’exposants et de visiteurs que d’habitude étant donné les contraintes, souligne Gilles Lasbordes, dont le salon est dédié à l'amont de la filière. Mais c’est un soutien à l’écosystème. On a besoin de montrer ces propositions. Cela va dicter le chiffre d’affaires de nos entreprises sur début 2021. Les acteurs présentent leurs offres pour les collections qui seront en boutique pour l’automne-hiver 2021/22, mais cela veut dire qu’ils commencent la production de tissus, de matières début 2021. Et ce sont ces produits-là qui seront présentés par les marques sur Who’s Next ensuite. C’est le redémarrage de toute la filière."

"Et au-delà de cela, c’était très bien les visioconférences, mais ce qui fait le sel de nos métiers ce sont les échanges avec les pairs, les clients, les fournisseurs…". Les événements ont d'ailleurs choisi un vocabulaire similaire pour signifier l'importance du moment ; «Reset. Rebuild. Reimagine » pour Première Vision Paris et «Reset. Restart. Rethink » pour Who's Next.

Reste qu’avec les frontières qui ouvrent tout juste avec certains pays et sont encore fermées avec des acteurs majeurs comme la Chine et les États-Unis ou la Russie, l’enjeu sera de convaincre exposants et visiteurs de venir. Les deux dirigeants affirment que toutes les mesures ont été mises sur pied pour rassurer, avec masques, gel mais aussi des protocoles d’accueil. Des éléments très détaillés sont fournis à chaque exposant pour accueillir au mieux leurs clients. De quoi rassurer les visiteurs français et internationaux. Et pour les exposants, les deux organisations ont assoupli leurs pratiques afin de pouvoir enregistrer les exposants quelques semaines avant l’ouverture des salons.
 
"L’offre sera là. Sur Première Vision Paris, tous les métiers seront représentés, appuie Gilles Lasbordes. Nous devons proposer cette offre pour les aider à se reconstruire. Durant les derniers mois, il a beaucoup été question de relocalisation, les 1er et 2 septembre nous avons le salon Made in France au Carreau du Temple, avec les acteurs de la filière. Ces sujets sont au cœur des réflexions actuelles des marques. Nous apportons la plateforme de services et de solutions pour passer à l’acte."

Côté approche en ligne, les deux organisations apparaissent aussi alignées. Les deux salons vont proposer des solutions digitales, en particulier pour les acteurs internationaux du secteur qui n’auront pas pu se rendre à Paris, avec des services permettant par exemple de réaliser des rendez-vous à distance, mais aussi un lot de conférences et d'interventions, en particulier sur les deux grands thèmes de la digitalisation et la RSE. Ce volet numérique doit permettre de compléter le business qui sera fait directement dans les allées de Villepinte et de la porte de Versailles.

"J’ai échangé avec différents acteurs des salons, explique Frédéric Maus. Tous disent que les salons d’après-crise sont, en termes de business, très dynamiques. Les gens qui viennent sont motivés et sont ceux qui sont prêts à rebondir." Un scénario abondé par Gilles Lasbordes : "Cela a été le cas en 2009, après la crise des subprimes. On s’attendait à une contraction de l’activité, à de l’austérité. Et en fait, cela a libéré la créativité."

Les tourments de 2020 libéreront-ils la créativité? Eléments de réponse sur les événements de la rentrée.
 
 

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