Les salons de juin 2018 ouvrent leurs portes à Paris

La session des salons du mois de juin change de format. Seuls engagés cette saison – après l’arrêt de Capsule, l’annulation du projet de WSN Developpement "Nom de code June" et le report du projet parisien des Danois du CIFF, les salons Tranoï et Man/Woman résistent. 


Tranoï au Palais de la Bourse

Deux acteurs qui ont une stratégie commune cette année en accueillant à côté des marques masculines les pré-collections sur la femme, une habitude pour Tranoï, une nouveauté pour Man/Woman. Un mélange censé répondre aux attentes d’une partie des marques de prêt-à-porter et à la saisonnalité des budgets des acheteurs.
 
Du 22 au 24 juin, le salon Tranoï lancera sa nouvelle édition, oubliant le Carreau du Temple pour réunir désormais tous ses exposants au Palais de la Bourse, avec un périmètre un peu plus petit de 160 marques. Un salon toujours dirigé par David Hadida, tandis que son frère Michael est devenu récemment PDG de L’Eclaireur, le concept-store fondé par leur père, Armand Hadida.
 
Parti pris de la saison : le mélange de l’homme (40 % des marques) et de la femme (60 %) en un seul lieu, avec une vingtaine de labels proposant les deux à la fois. « Comme une envie de revenir aux fondamentaux du salon, indique Stéven Déru, le responsable communication du Tranoï (ex-Who’s Next), et la volonté de s’adapter aux comportements des marques et des acheteurs influents, qui sont tous très présents à Paris sur les sessions de juin et de janvier ».
 
Sur l’homme, le salon Tranoï reprend plus ou moins la segmentation initiée la session dernière, avec une offre resserrée à trois univers, The Rule Breaker (avec des marques comme John Varvatos ou Antar Agni), Zeitgest (les maillots de bain Bassal, les accessoires Secrid) et Hype Society regroupant les marques street à l’image de PMDS, LXH ou la marque de sneakers mixte Daniel Essa, créée par un réfugié syrien, ex-présentateur de télévision à Damas.
 
A ces trois espaces s'ajoute le Tranoï Collective, une section dédiée aux marques émergentes lancée il y a deux saisons et à laquelle participent cette saison des labels comme 8IGB, Ovklab et Veni Vedi Vici. Le Jetro (l’organisation gouvernementale de soutien à la mode japonaise) s'y associe également en présentant une dizaine de marques originaires de l'archipel nippon. Nouveauté à suivre aussi, la collaboration avec The Skateroom, un collectif belge mixant art et culture skate.
 
Pour la femme, l’offre de prêt-à-porter, scindée elle en six univers mettant notamment en lumière Cacharel, présente pour la première fois sur le salon et qui fera également l'objet d'une rétrospective pour ses 60 ans, mais aussi des griffes comme Pierre-Louis Mascia, Sofie D'Hooré, Soi Paris, ou Stella Pardo. Tranoï fait également une place à la création de bijoux avec le Jewel District, une section qui réunira une dizaine de créateurs dont Atelier Paulin et Persée.

Enfin, il faudra passer également au Tranoï Week, le showroom lancé en septembre dernier à la Galerie VNH, rue Vieille du Temple. Au programme : une quinzaine de marques aux identités fortes mixant l’homme et la femme, une sélection de designers indépendants, les créateurs chinois du showroom Tube basé à Shanghai, et, atout maître du rendez-vous, la présence pour la quatrième fois du London Show Rooms. « Une offre très forte pour le salon, autour de marques très créatives (Charles Jeffrey Loverboy, E.Tautz, Phoebe English, entre autres), explique Stéven Déru, et qui ouvre d’excellents retours, à la fois en termes d’image, de retombées presse et aussi d’achat ».
 
Dernière actualité du rendez-vous, le lancement du Tranoï online annoncé il y a quelques semaines, une plateforme permettant aux marques de gérer les commandes de leurs clients et qui sera accessible aux acheteurs en septembre.
 

Salon Man

Annoncé début janvier, le nouveau format du salon Man de juin s'apprête à se dévoiler. Outre les collections masculines – environ 70 marques exclusivement dédiées à l’homme -, les organisateurs – Antoine Floch et Olivier Migda – proposeront également pour la première fois pendant cette semaine de l'homme un tiers de marques proposant des collections femme et/ou mixtes.
 
Concrètement, ce nouveau format du Man se tiendra du 22 au 24 juin Place Vendôme, entre l’Hôtel d’Evreux et le Pavillon Vendôme. L’offre masculine se répartira entre les deux adresses, tandis que les salons du premier étage du Pavillon Vendôme, estampillés Man/Woman, seront dédiés à une quinzaine de marques proposant exclusivement des collections femme, tandis que 18 autres marques, mixtes elles, seront visibles dans les deux lieux d'exposition, avec une signalétique dédiée permettant de s’y retrouver.

Au total, le salon accueille « 33 marques dédiées à la femme et parfois mixtes, explique Antoine Floch, un chiffre qui confirme le besoin pour beaucoup d’acheteurs et les différents acteurs de venir sur cette session de juin. Rappelons que 70 % des budgets dédiés à la femme sont dépensés pendant la présentation des pré-collections ».
 
Renouvelant particulièrement bien sa sélection, le salon Man sera marqué cette saison chez l’homme par l’arrivée de gros acteurs. Du côté des griffes nippones, noter Engineered Garments, la marque fondée par le Japonais Daiki Suzuki, ainsi que Goldwin, la marque sport en propre du groupe japonais du même nom. Bien représenté aussi, le bataillon britannique comptera notamment Christopher Raeburn, la créatrice Lou Dalton, l’une des rares designers femme à s’intéresser à l’homme, et le créateur Oliver Spencer.
 
Chez la femme, il faudra compter aussi sur Creatures of Comfort, qui défile traditionnellement à New York et est déjà bien ancrée sur les pré-collections, des marques françaises telles que Sessun imaginée par Emma François et DA/DA par Diane Ducasse pouvant sortir du lot, 33 autres marques – dont Sunspel, Veja, Howlin ou Frisur – complétant la sélection. 

 
 

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