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La Manufacture de Layette et Tricots veut dynamiser l’industrie française du tricot

Publié le
today 15 mai 2019
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Le 13 mai dernier, La Manufacture de Layette et Tricots a inauguré à Pau (64) ses nouveaux locaux en présence de François Bayrou, le maire de la ville. La société, qui a quitté son atelier de Tarbes désormais trop petit, s’épanouit ainsi dans un espace de 2 500 mètres carrés. Un lieu qui va lui permettre de grandir encore davantage.


Visuel de la collection de la marque La Manufacture de layette, petit brassière (29,95 euros) - DR


Car la manufacture connaît une nouvelle impulsion : de 2015 à 2018, sa production est passée de 400 000 à 500 000 pièces, des vêtements pour les nouveau-nés. Une expansion rendue possible par Arnaud de Belabre et Karine Renouil-Tiberghien, qui ont repris l'entreprise il y a trois ans avec l’envie de se lancer dans une aventure industrielle à long terme en France. « Arnaud est depuis de nombreuses années convaincu de la nécessité de préserver le savoir-faire textile français et que les clients français seront de plus en plus attachés à consommer moins, mais mieux. De mon côté, mon grand-père a dirigé jusqu’au milieu des années 1970 les entreprises textiles Tiberghien Frères, créées par son arrière-grand-père. La tradition du textile est donc fortement ancrée chez moi », explique Karine Renouil-Tiberghien.
 
La grande distribution reste le principal client de La Manufacture de Layette et Tricots, à l'image des magasins E.Leclerc, un partenaire historique. La société fondée il y a quarante ans fournit également la distribution spécialisée comme Aubert. Karine Renouil-Tiberghien explique : « Nous sommes capables de répondre à des demandes de grosses quantités en étant très réactifs pour le réassort. Nous produisons des vêtements 100 % made in France avec une confection française, mais aussi des vêtements tricotés en France et assemblés chez notre partenaire tunisien ».

La société a également développé en 2018 sa marque propre, simplement baptisée « La Manufacture de Layette », qui propose les articles du trousseau de naissance tricotés en France. Des pièces vendues via l'e-shop du même nom.

Les ambitions d’Arnaud de Belabre et Karine Renouil-Tiberghien ne s’arrêtent pas là puisqu’en septembre dernier, le duo a repris l’outil de production de la manufacture de tricots Jean Ruiz à Roanne. Ce spécialiste du tricotage de pulls pour adultes compte parmi ses clients des marques comme Maison Montagut, Lacoste ou encore Le Slip Français. Aujourd’hui, l’ensemble, « Les Manufactures de Layette et Tricots » comptent donc 24 métiers à tricoter rectilignes, jouissant donc d’une grande capacité de production.

« Les cinquante dernières années ont été d’une rare violence pour les industriels du tricot. Nous sommes aujourd’hui moins d’une dizaine d’unités de production en tricotage rectiligne de notre taille pouvant répondre aux demandes de l’industrie de la mode. Mais les choses changent ! Certes, le coût de la main d’œuvre est supérieur à celui d’autres pays, parce que nous vivons mieux en France aujourd’hui que dans ces pays, mais les machines et l’énergie représentent le même coût que partout ailleurs. Nos clients, s’ils paient un peu plus cher leur vêtement tricoté en France, font des économies ailleurs : gain de temps pour monter les collections grâce à une meilleure compréhension mutuelle et notre proximité, gains de frais de douane, de risque de change, de transport …» martèle Karine Renouil-Tiberghien.
 
Les Manufactures de Layette et Tricots enregistrent une croissance de 15 % tous les ans et devraient atteindre 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires en 2019.

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