La future grande école de mode parisienne prendra place à la Cité de la Mode et du Design

L'IFM reste. Voilà la Cité de la Mode et du Design confortée dans son rôle initial : être un un lieu clé de la mode parisienne. Dix ans après sa construction et des déboires dans la commercialisation de ses espaces, puis un virage vers l'événementiel il y a quatre ans, c'est finalement vers son premier destinataire et occupant, l'IFM, que le bâtiment tourne sa « redéfinition ». Alors que celui-ci cherchait à nouveau comment se relancer, il saisit aujourd'hui l'opportunité de la fusion de l'IFM et de l'Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne (ECSCP) pour se faire le lieu d'accueil de cette école nouveau format.


Cité de la Mode et du Design

« Dès le départ, il était indispensable d'unifier les deux écoles avec un seul et même campus, la Cité de la Mode offrant cette possibilité, nous avons fait ce choix naturellement, explique Dominique Jacomet, directeur général de l'IFM. « Je suis heureux que la Caisse des Dépôts (propriétaire des lieux lieux, ndlr) s'inscrive avec nous dans ce projet ambitieux », ajoute-t-il.

L'IFM, qui gardera son nom dans la fusion, reste donc sur le quai auquel il est amarré depuis dix ans, mais va bénéficier d'une refonte des lieux pour presque tripler sa surface (passant de 2 371 à 6 679 mètres carrés), en même temps qu'il va plus que quadrupler son nombre d'étudiants grâce à l'arrivée des étudiants de l'ECSCP et la création de nouveaux cursus. La nouvelle entité veut en effet revendiquer le statut de « grande école de mode » de Paris, afin de rayonner au niveau international.

« Nous avons choisi l'Agence Architecture Patrick Mauger pour réaménager le lieu et accueillir cette future école d'une nouvelle envergure », précise François Bachy, nommé au printemps dernier président de la Cité de la Mode et du Design par la Caisse des Dépôts pour mener une mission de « redéfinition » du lieu. « Il y avait plusieurs pistes étudiées pour la réhabilitation du bâtiment, mais le plus logique était de revenir aux fondamentaux. C'est un lieu qui a été pensé pour l'IFM au départ », rappelle François Bachy.

Au programme donc, des travaux qui devraient avoir lieu en 2019 avec pour objectif que la nouvelle surface allouée à l'école de mode soit prête en février 2020, soit quelques mois après la première rentrée conjointe de l'IFM et de l'Ecole de la Chambre Syndicale. « Il existe une architecture extérieure forte, l'idée est que l'intérieur soit également en avance sur son temps, avec une architecture reflet de l'approche pédagogique de l'école, tournée vers la mode du XXIe siècle », avance le président de la Cité de la Mode et du Design.

« Les étudiants sont attachés à ce lieu qui a une forte valeur symbolique déjà et qui va encore être renforcée par le projet architectural, avec des nouveautés radicales. Le bâtiment va refléter cette nouvelle naissance pour l'IFM, la transversalité de l'école et de ses trois piliers - création, savoir-faire technique et management - sans qu'ils soient traités en silo, avec la notion de passerelles entre eux », explique Dominique Jacomet pour l'IFM. Un grand auditorium fait également partie du projet de réaménagement.

Ce sont donc des habitués des projets architecturaux dédiés à l'enseignement qui ont été choisis pour faire fusionner l'espace actuel occupé par l'IFM et le niveau R+1, ainsi qu'une petite partie du rez-de-chaussée. Resteront libres le niveau en rez de berge, ainsi que le toit occupé par des bars et restaurants. Il restera donc un peu de place pour de l'événementiel, « des défilés par exemple », souhaite François Bachy, mais plus pour des événements comme des salons puisque l'espace dédié ces dernières années sera englobé par l'école. Finies donc les expositions mode, celle sur les photographies de Peter Knapp sera la dernière, mais pas encore de décision définitive concernant le Musée des Arts Ludiques, invité à quitter les lieux par la Caisse des Dépôts, mais, semble-t-il, soutenu par la mairie de Paris, avec qui les discussions sont en cours. 

« Le lieu reste tout de même multi-usage, précise François Bachy, ce sera désormais un alliage entre formation et détente ». Avec un passage de quelques centaines d'étudiants à un millier, les propriétaires de la Cité de la Mode et du Design espèrent donner une nouvelle vie et une nouvelle impulsion au lieu. « Il faut vraiment que ce soit une vitrine pour la mode parisienne », appelle le président de la Cité de ses voeux.

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