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Google Cloud s'associe à Stella McCartney pour initier un outil de traçabilité pour l'industrie de la mode

Traduit par
Paul Kaplan
Publié le
today 15 mai 2019
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Google est en train de construire un « outil accessible à l'ensemble du secteur » qui fonctionne par le biais de l'analyse des données et du « machine learning » (apprentissage statistique). Objectif annoncé : « donner aux marques une vision plus complète de leur chaîne d'approvisionnement », avec en creux la volonté de stimuler le développement durable, en améliorant la gestion environnementale tout au long de la chaîne d'approvisionnement des marques de mode.


La dernière collection de Stella McCartney réutilisait en partie des chutes de tissus - © PixelFormula


L'industrie de la mode est responsable pour 20 % des eaux usées et 10 % des émissions de carbone dans le monde entier : il est urgent d'agir. Les entreprises de mode en prennent peu à peu conscience et plusieurs initiatives durables ont vu le jour ces derniers temps.

En annonçant son initiative au cours du Sommet de la mode organisé à Copenhague, où François-Henri Pinault (Kering) a également fait des annonces ce mercredi, Google a précisé qu'elle aura un effet important au niveau de la production brute. Le géant de la technologie collabore avec des marques et des groupes de mode sur ce projet, à l'instar de Stella McCartney, dont le partenariat est le premier à avoir été annoncé.

Voilà qui n'a rien de surprenant, car l'engagement de la créatrice britannique vis-à-vis des questions de durabilité est à la fois ancien et profond : elle est en quelque sorte l'ambassadrice de ce genre d'initiatives environnementales. « Chez Stella McCartney, nous avons concentré nos recherches sur un code de conduite responsable et durable dans l'industrie de la mode, c'est au cœur de ce que nous faisons », explique Stella McCartney dans un communiqué de presse consacré à l'initiative. « Nous faisons de notre mieux... Nous ne sommes pas parfaits, mais nous ouvrons une conversation qui n'a jamais vraiment eu lieu dans l'histoire de la mode. »

Dans un premier temps, Google et Stella McCartney vont concentrer leurs efforts sur la production de « niveau 4 » (c'est-à-dire les matières premières) de coton et de viscose - le coton représente 25 % des fibres utilisées actuellement par l'industrie de la mode, il a « un impact notable sur l'utilisation de l'eau et des pesticides ». Quant à la viscose, elle a été fortement critiquée car elle est à l'origine d'une part importante de la déforestation.

L'outil en est encore à sa phase pilote. Google teste son efficacité afin de pouvoir l'appliquer à l'avenir à un éventail élargi de textiles.

L'outil inclura des ressources de données pour permettre aux entreprises de « mieux évaluer l'impact de leurs matières premières et pour mesurer des facteurs environnementaux cruciaux, comme la pollution atmosphérique, les émissions de gaz à effet de serre, l'utilisation des sols et la rareté de l'eau ».

Nick Martin, responsable retail chez Google Cloud, explique que « maintenant plus que jamais, l'industrie de la mode est à l'écoute des problématiques du développement durable ». « Nous espérons que notre expérience donnera aux marques de mode une plus grande visibilité sur leur impact au sein de leur chaîne d'approvisionnement et qu'elle leur permettra de prendre de meilleures décisions en terme d'approvisionnement en matières premières dans une perspective de durabilité. »

« L'objectif n'est pas seulement de déterminer l'impact de la production de ces matières premières, mais aussi de comparer les impacts de ces dernières dans les différentes régions où elles sont produites », a-t-il ajouté.

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