×
Publié le
2 sept. 2021
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Furmark: une certification pour garantir la bientraitance animale dans le secteur de la fourrure

Publié le
2 sept. 2021

Pour certifier les fourrures en termes de bientraitance animale et de protection de l'environnement, la fédération internationale de la fourrure (International Fur Federation ou IFF en anglais) annonce le déploiement d'une certification allant des élevages jusqu'à la distribution, et intégrant tannage et fabrication. Un vaste chantier entamé il y a quatre ans.


Furmark


Le programme, qui se destine particulièrement à encadrer les fourrures destinées au marché du luxe, vient s’appuyer sur des certifications existantes en Europe et en Amérique du Nord. L'IFF souligne que la certification fera l'objet d'une application stricte, avec visites et évaluations des sites de la filière.

"Les normes les plus exigeantes sont prises pour modèle, comme le programme européen Welfur de contrôle des élevages, reconnu par la Commission européenne et intégré dans les standards des groupes français du luxe et de la mode", indique la fédération. "Ces standards sont par ailleurs construits sur une base scientifique solide fournie par des tiers (vétérinaires, universités etc.). Les produits certifiés Furmark doivent également être fournis par des apprêteurs et des teinturiers accrédités qui satisfont la norme SafeFur (couvrant la durabilité, le contrôle de l’utilisation de produits chimiques, la réduction des émissions polluantes et la sécurité des produits), qui comprend des tests effectués par des tiers dont ceux sollicités dans d’autres filières (comme Oeko-Tex)".

L'IFF précise que le groupe français LVMH a apporté au développement de la certification une expertise et un temps "inestimables" au cour des quatre dernières années. De grandes marques ont par ailleurs pris part au projet au travers des plateformes de traçabilité exploitées par la filière fourrure, le système ChainPoint en tête.

Présentation de la certification Furmark


Cette nouvelle certification voit le jour à une période où la fourrure connaît un accroissement des positions à son encontre. Israël annonçait récemment interdire son commerce, tandis que des pays comme la Norvège et la France ont décidé la fermeture de ses élevages. Mais le mouvement s'illustre en particulier chez les marques et enseignes renonçant à la fourrure, MyTheresa venant de rejoindre une liste déjà forte de Canada Goose, Valentino, Prada , SMCP (Sandro, Maje, Claudie Pierlot) ou encore Macy's.

Au cœur de ces décisions, le sort de quelque 100 millions d'animaux sur lesquels repose la filière, dont 37 millions au sein de l'UE, le Danemark, la Finlande et la Pologne étant les principaux fournisseurs après la Chine. L'ONG anti-fourrure Humane Society International évaluait en 2018 à 34,7 millions de visons, 2,7 millions de renards, 166.000 ratons laveurs et 227.000 chinchillas les élevages européens. Vingt et un pays de l'Union compteraient à ce jour des élevages de visons.


Furmark


Via Furmark, la filière entend aujourd'hui rassurer marques et consommateurs face aux scandales ayant éclaboussés certains élevages. "Pour les acteurs de la filière de la fourrure et du luxe, notamment français, il s’agit de répondre à la demande de marque de confiance de la part des consommateurs et de maintenir une dynamique de lutte contre les produits polluants, synthétiques et issus de la  fast-fashion", indique la filière.

 

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 FashionNetwork.com