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15 janv. 2022
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​A.Poil fait le pari du cachemire népalais à prix accessible

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15 janv. 2022

Lancée il y a trois, A.Poil Cachmere est aujourd'hui distribuée chez quelques 260 revendeurs européens indépendants. Marque mono-produit dédiée aux pulls féminins en cachemire et yak, elle mise tant sur la singularité de son offre que sur l'accessibilité de ses prix pour exister sur un marché à forte concurrence. Présent sur le salon Who's Next qui s'ouvre le 21 janvier prochain, son dirigeant Philippe Romain évoque ses ambitions pour la marque.


A.Poil Cashmere



A.Poil s'est créée dans le sillage de Mahogani, site de vente dédié à la maille lancé il y a 17 ans, et doté d'une large offre de cachemire. "Pour cela nous avons toujours travaillé avec la même unité de production, située au Népal, qui comptait alors une vingtaine de personnes. Aujourd'hui, ils sont près de 250", explique Philippe Romain. C'est donc logiquement avec ce même partenaire que va être développé l'offre d'A.Poil. Une offre aujourd'hui large de 140 pièces, forte d'une trentaine de coloris, et proposées du XS au 3XL. "Nous avons l'une des plus grosses collections, alors que nous sommes l'une des plus petites boites du secteur", résume le dirigeant.

Qui explique parvenir à ces résultats par un modèle différant de la stratégie de volumes industriels des productions chinoises commandées par ses concurrents. Ce qui permet notamment de ne produire des modèles qu'en faible quantité, parfois à la vingtaine. "Cela nous est égal de produire peu, cette rareté nous permettant de nous positionner différemment", explique Philippe Romain. Différemment également sur l'épaisseur : par économie et en accord avec la demande, le secteur se tourne majoritairement vers l'épaisseur deux fils. A.Poil se singularise en allant vers les quatre, six voire huit fils. Et si l'entreprise indique acheter son cachemire plus cher que tout le monde, pour en assurer qualité et finition haut-de-gamme, elle pointe aussi prendre une marge moindre que ses concurrents.

Un modèle qui permet de proposer un catalogue de prix publics allant de 150 à 350 euros, le cœur de l'offre se situant entre 180 et 250 euros. Une offre qui a trouvé son chemin vers des détaillants français, suisses, belges, allemands, autrichiens, britanniques et irlandais. Et qui permet à Philippe Romain de regarder désormais vers les pays nordiques, et les Etats-Unis, dont il loue la qualité du réseau de multimarques haut-de-gamme. Et si le Japon éveille l'intérêt, la difficile réalité de sa distribution reste pour l'heure un frein.


A.Poil Cashmere



A.Poil, qui indique avoir traversé sans trop d'encombre la crise sanitaire, fait ainsi figure d'acteur singulier sur le marché du cachemire. Un marché qui, comme il y a dix ans, connait un accroissement rapide de coûts de la matière. "C'est assez normal : quand vous avec un marché qui ne cesse de croitre, et une production qui a du mal à suivre, le prix est une régulation", indique Philippe Romain. Qui évoque des hausses potentielles de 20-25 % sur la matière en un an. "Ce n'est pas une surprise, je pensais même que cela se produirait plus tôt. En revanche, je suis surpris par le taux", confie néanmoins le dirigeant.

Sur son dernier exercice, A.Poil approchait les 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires. Et table pour l'exercice en cours sur une croissance de celui-ci comprise entre 50% et 100%. Également positionnée sur les pulls en fils de yak, et dans une moindre mesure sur la soie et le lin pour l'offre d'été, la marque s'apprête à élargir son périmètre via l'arrivée de nouvelles pièces, cette fois réalisées en sous-poils de ratons laveurs.
 
 

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