Ted Baker : la vente au détail ralentit la croissance du fleuron britannique

Quand le marché du retail souffre, ce ne sont pas les performances des plus faibles qui sont les plus intéressantes à observer, mais bien celles des plus forts. S’ils sont en difficulté, tout le monde l’est plus ou moins. Et c’est pourquoi les chiffres de la florissante griffe britannique Ted Baker publiés ce mardi sont regardés de près. La marque de prêt-à-porter pour homme et femme paraît ne plus afficher une courbe de croissance aussi fulgurante : le chiffre d’affaires du groupe sur les 19 semaines s'écoulant jusqu’au 9 juin (soit depuis le début de son nouvel exercice, ndlr) n’était en hausse que de 4,2 %, ou 7,2 % à taux de change constants. En comparaison, les ventes du groupe pour l'exercice fiscal clos le 27 janvier dernier avaient progressé de 11,4 % à 591,7 millions de livres (679 millions d'euros).


Les ventes dans le réseau à l'enseigne sont en recul en ce début d'année 2018 - Ted Baker

Cette période, qui comprend à la fois un hiver rigoureux et les mois froids et humides du début du printemps, a été marquée par « des conditions climatiques inhabituelles en Europe et sur la côte est des États-Unis ». Et comme indiqué auparavant, les conditions économiques restent « difficiles sur la plupart de (nos) marchés étrangers ».

La croissance des ventes au détail a été plus faible que l’augmentation générale des revenus du groupe, avec +0,7 % (ou 3,6 % à taux de change constants). Et cela malgré le fait que l'e-commerce, en pleine forme, soit inclus dans ce chiffre et que la surface du réseau de vente de Ted Baker s'inscrive en hausse de 5,7 %. Les ventes physiques en comparable se sont donc effondrées.

Pris à part, l'e-commerce, « a obtenu de très bonnes performances », avec des ventes en hausse de 33,6 % (36,2 % à taux de change constants) selon la société. Cette dernière s’est félicitée de son « business model flexible avec un nombre relativement bas de boutiques en propre, qui permet de répondre aux changements structurels du secteur textile ».

Les boutiques physiques sont clairement le talon d’Achille de cette période, mais l'e-commerce n’est pas le seul point fort de Ted Baker qui a enregistré des ventes en gros en hausse de 14,2 % (18,9 % à taux de change constants) grâce notamment à de bons résultats au Royaume-Uni et en Amérique du Nord, et à des dates de livraison avancées. La marque continue de prévoir une croissance proche des 10 % à taux de change constants pour la vente en gros sur l’année entière.

Les licences produits et pays de la griffe britannique continuent également à « afficher de bonnes performances, reflétant la puissance globale et l’attractivité de la marque ». La société a particulièrement souligné les performances de ses lignes enfant, lunettes, lingerie et costumes.

Traduit par Clémentine Martin

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