Tapestry (ex-Coach) reste confiant malgré une perte au premier trimestre

Tapestry affiche un premier trimestre en demi-teinte. Il est en effet passé dans le rouge ce trimestre, avec une perte de 17,7 millions de dollars (15,5 millions d'euros), contre un bénéfice de 117,4 millions (101 millions d'euros) au 1er octobre 2016. Parallèlement, ses ventes ont bondi de 24 % sur la même période.

Coach représente 70 % des ventes du groupe - tapestry.com

Le groupe de mode américain, qui détient Coach, sa marque phare, ainsi que le chausseur de luxe Stuart Weitzman acquis en 2015, s’est offert en mai dernier Kate Spade pour 2,4 milliards de dollars (2,1 milliards d'euros) dans le but d’élargir son audience auprès des Millenials. Dans la foulée, il a changé de nom, le mois dernier, en se rebaptisant Tapestry.

C’est sous ce nouveau visage, que la société new-yorkaise a présenté mardi les résultats du premier trimestre, s’achevant au 30 septembre, de son exercice fiscal 2017-18, atteignant un chiffre d’affaires de 1,29 milliard de dollars (1,11 milliard d'euros, en hausse de 24 % (+25 % à taux de change constant), contre 1,04 milliard (896 millions d'euros) il y a un an, soit un chiffre inférieur au 1,31 milliard sur lequel tablaient les analystes.

Le groupe a limité les dégâts compte tenu d’éléments inattendus. Des fermetures de magasins et des retards de livraison dus aux ouragans aux États-Unis et aux typhons en Asie, ainsi qu’une baisse du flux touristique chinois et l’effet des taux de change avec un dollar fort ont eu un impact négatif notamment sur les ventes de Coach – la marque pèse près de 70 % sur l’ensemble du groupe -, qui ont reculé de 3 %, à 923,7 millions de dollars (796 millions d'euros), et de 2 % à périmètre comparable.

« La croissance a repris au deuxième trimestre et nous sommes bien positionnés pour la période des vacances. Surtout, nous restons en bonne place pour atteindre les objectifs annuels que nous avons fixés pour Tapestry en août », commente le PDG du groupe, Victor Luis. La société table sur un chiffre d'affaires 2018 compris entre 5,8 et 5,9 milliards de dollars (près de 5 milliards d'euros).

Parallèlement, les ventes à périmètre constant de Kate Spade ont chuté de 9 %, à 268,8 millions de dollars (231 millions d’euros), suite au repositionnement de la marque via la réduction de ventes flash en ligne et de son exposition dans les grands magasins, notoirement en difficulté. Mais l’apport du label au sein du groupe, associé à une solide performance de Stuart Weitzman avec des ventes en hausse de 10 % sur le premier trimestre fiscal, à 96,4 millions de dollars (583 millions d'euros), s’est fait sentir de manière positive, comme l’a souligné la direction.

« Seulement quelques mois après l'acquisition de Kate Spade, nous sommes encore plus enthousiastes par rapport aux opportunités de la marque, tant en termes de croissance des revenus, tirée par la distribution et la productivité, que par l'amélioration de la rentabilité », s’est réjoui le patron de Tapestry, qui chiffre entre 100 et 115 millions de dollars l’apport engendré par les synergies entre les différentes marques du groupe dès l’exercice 2019, contre 50 millions prévus à l’origine.

Avec l’intégration de Kate Spade et l’importante réorganisation du groupe, accompagnée par une stratégie de repositionnement vers le segment haut de gamme, Tapestry est encore en phase de transition, mais affiche un réel optimisme pour l’avenir.

Comme l’a indiqué Victor Luis dans une conférence téléphonique avec les analystes, le changement du nom de la société, de Coach, Inc. à Tapestry, a permis d’éliminer toute confusion avec son historique marque de maroquinerie Coach, en donnant « une nouvelle identité forte et établie à un groupe de mode composé de trois branches différenciées ». « Aujourd’hui, les trois marques de Tapestry sont unies autour d’une même philosophie, qui se décline autour de trois axes. En premier, l’attention au consommateur avec une approche du luxe inclusive. Deuxièmement, un focus sur l’innovation via produit, marketing et expérience à la fois dans le réseau magasins et digital. Enfin, le troisième objectif est celui d’atteindre une croissance durable des revenus et des bénéfices via une stratégie centrée sur la solidité du groupe à long terme », a expliqué le manager.

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