Kiko se dit en discussion avancée avec un fonds pour l'accueillir à son capital

Détenue par le groupe Percassi, l'enseigne Kiko pourrait accueillir prochainement un nouvel investisseur à son capital en vue de soutenir sa croissance. Cristina Scocchia, la PDG de la marque de cosmétiques italienne, a confirmé lors de la deuxième édition du Pambianco Beauty Summit il y a quelques jours à Milan que la marque envisageait bel et bien de vendre une part minoritaire de ses parts à un partenaire financier. Un possibilité tout déjà évoquée par Reuters fin mars.


Cristina Scocchia, la PDG de Kiko, au Pambianco Beauty Summit de Milan - DR

« Nous avons un plan d’investissement très ambitieux de 90 millions d’euros sur trois ans. Nous pourrions donc envisager la possibilité de faire entrer un actionnaire minoritaire à notre capital, pour nous apporter une connaissance spécifique du secteur, en plus d’une injection de fonds », a expliqué Cristina Scocchia au journaliste Nicola Porro, l’un des modérateurs des tables rondes du Beauty Summit. « Nous sommes en discussion avancée avec un fonds d’investissement », a-t-elle ajouté.
 
En 2017, Kiko a réalisé un chiffre d’affaires de 610 millions d’euros. Le groupe, qui compte 8 000 employés et est implanté dans 21 pays, mise aujourd'hui sur sa transformation digitale, et « pas seulement [sur] les réseaux sociaux et le marketing digital : il nous faut aussi des technologies de pointe opérationnelles, notamment pour le système d’information de la société. Nous prévoyons d’investir environ 25 millions d’euros dans les technologies de veille d’ici trois ans », précise la PDG.
 
L'enseigne italienne a par ailleurs pris la décision de fermer sa filiale aux États-Unis, après avoir fait face à des difficultés sur le marché américain ces cinq dernières années. « Le marché des cosmétiques aux États-Unis est très difficile, en raison de la présence de concurrents solides. De plus, le commerce physique est en crise profonde aux États-Unis. En 2017, 7300 boutiques toutes catégories confondues ont fermé », a souligné Cristina Scocchia.

« Nous avons décidé de nous concentrer sur d’autres priorités. Seules trois des 30 boutiques que nous possédions aux États-Unis sont encore ouvertes, plus pour leur contribution au marketing et à l’image de marque de Kiko que pour leurs ventes. Elles sont la vitrine de notre boutique en ligne, qui fonctionne extrêmement bien depuis que nous avons commencé à collaborer avec Amazon ».
 
L’une des priorités de Kiko à moyen terme est en effet le développement du e-commerce. Les ventes en ligne représentent actuellement 3,5 % du chiffre d’affaires, et l’objectif étant de passer à 6 ou 7 % en lançant notamment une plateforme en ligne en Chine. La marque mise également pour soutenir sa croissance sur son expansion dans des régions relativement nouvelles pour elle, comme le Moyen-Orient, l’Inde et la Turquie, où elle compte ouvrir 70 boutiques dans les trois prochaines années grâce à des partenariats locaux.

Traduit par Clémentine Martin

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