Coast, Oasis et Warehouse dans le viseur d'Emerisque

Le trio de marques britanniques à vendre Oasis, Coast et Warehouse risque de faire les gros titres ces prochaines semaines, car leur acquéreur probable, Ajay Khaitan (Emerisque Brands), est un entrepreneur indien dont le nom serait sur la liste d'Interpol, même s'il clame qu'il s'agit d'une erreur.


La marqueWarehouse pourrait passer sous pavillon indien - Warehouse

Ajay Khaitan dirige une société financière privée appelée Emerisque Brands. Selon différentes sources, il serait en pourparlers avec Kaupthing, et sur le point d'acheter les trois marques pour environ 60 millions de livres sterling (66,2 millions d'euros).

Ces 15 dernières années, Ajay Khaitan a été impliqué dans des négociations de contrats internationaux pour des marques comme Lee Cooper, Hickey Freeman et Hart Schaffner Marx.

Le journal britannique Sunday Times rapporte que l'entrepreneur indien a fait une offre de 60 millions pour les trois marques, bien au-dessous des 100 millions de livres espérés par Kaupthing. La presse britannique fait état d'autres offres, notamment de Philip Day (Edinburgh Woollen Mill), Alteri Investors (ancien propriétaire de Brantano et Jones Bootmaker), Truworths (propriétaire de Office shoes), et The Foschini Group/TFG (qui possède Whistles, Phase Eight, et Damsel in a Dress).

Les trois marques emploient autour de 5 000 personnes, et exploitent environ 750 magasins et concessions. Mais un grand nombre d'entre eux pourraient fermer leurs portes lors du changement de propriétaire, dans un contexte de croissance difficile sur le marché britannique, où les loyers et les taxes professionnelles pèsent lourdement sur les opérations de ce type.

Coast, au moins, a renoué avec les bénéfices lors de l'annonce de ses résultats trimestriels (mais de seulement 13 millions de livres), tandis qu'Oasis stagne et que Warehouse a enregistré un déficit qui absorbe tout le profit de Coast.

Emerisque Brands aurait assuré être prêt à soutenir les trois entreprises, quelles que soient leurs difficultés. Mais cette histoire d'Interpol sera-t-elle un obstacle ? Probablement pas.

Il n'arrive pas souvent que l'acquéreur potentiel d'une marque de mode britannique haut de gamme soit listé parmi les criminels les plus recherchés de la planète. Ici, il semble que le problème vienne d'un litige vieux de plus de trente ans à propos de factures impayées, selon la presse britannique.

Le porte-parole de Ajay Khaitan a expliqué que la somme d'argent en question ne représente que 7 000 livres, payées avec intérêts il y a des années, et que l'entrepreneur n'avait même pas été impliqué personnellement. Ayant déménagé au Royaume-Uni il y a 20 ans, le mandat d'arrêt avait été publié car il était incapable de répondre aux nombreux coups de téléphone liés à cette dette. Un tribunal britannique a prononcé un non-lieu en 2015.

Traduit par Paul Kaplan

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